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Actes de barbarie sur animaux à la réunion : Appel urgent à la justice et à l’éducation

Un collectif dénonce la torture animale à la Réunion et Mayotte, appelant à des mesures judiciaires et à une sensibilisation accrue à la cause animale.

La maltraitance animale a récemment été mise en lumière à Saint-Denis, où trois chiots ont été sauvés d’une situation alarmante. L’Association pour l’Éducation à la Bienveillance Animale (APEBA) a découvert ces chiots enfermés dans une maison abandonnée, plongés dans l’obscurité, sans accès à l’eau ni à la nourriture. Les images révélées par l’association montrent une habitation délabrée avec une inscription inquiétante sur la façade indiquant des actes de torture envers les chiens. Selon l’APEBA, cette inscription aurait été faite par des voisins exaspérés par les cris des chiots.

Depuis au moins 2015, des actes de torture effroyables sont perpétrés sur des chiens et des chats. Ces actes, souvent l’œuvre de jeunes, parfois mineurs, impliquent l’appâtage ou le vol d’animaux errants ou domestiques. Ces animaux sont ensuite emmenés dans des squats ou des campements forestiers où ils subissent des sévices inimaginables : étranglements, brûlures, mutilations, et même décapitations.

Dans l’ombre de l’indifférence, les cris de détresse des animaux résonnent sans fin

Des cas particulièrement horrifiants ont été signalés, comme celui d’un chien du quartier de la Chaumière à Saint-Denis, assommé, lapidé et décapité le 20 octobre dernier. Un autre chien, aux pattes postérieures sectionnées, a erré pendant deux semaines dans les rues de Saint-Louis. Un pékinois a également subi des sévices graves.

Face à cette situation désastreuse, le collectif appelle à des mesures concrètes. Ils demandent l’instauration de procédures judiciaires rigoureuses pour mettre fin à l’impunité de ces actes. De plus, ils insistent sur la nécessité d’actions de sensibilisation et d’éducation à la cause animale, soulignant l’urgence d’une prise de conscience collective.

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Des bénévoles de l’APEBA, accompagnés de la police, ont dû intervenir pour libérer les chiots, utilisant une disqueuse pour briser le cadenas qui les retenait. Les chiots, extrêmement maigres et terrifiés, étaient enfermés dans un environnement insalubre. L’association avait déjà dû intervenir à cette adresse pour sauver un autre chien.

L’APEBA rapporte que ce n’est pas un cas isolé. Depuis septembre 2021, près de 120 animaux ont été sauvés de squats à Saint-Denis, et rien que sur les cinq premiers mois de l’année, 22 animaux ont été secourus dans des situations similaires. Face à cette récurrence de maltraitance, l’association envisage de mettre en place des mesures de surveillance, comme l’installation de caméras, et de former un réseau de lanceurs d’alerte.

Les trois chiots sauvés, nommés Lola, Leelo et Lucien, sont désormais en sécurité mais cherchent une famille d’accueil. Bien qu’ils ne soient pas blessés, leur état de santé était préoccupant en raison de leur extrême maigreur.

La gravité de ces actes de maltraitance animale à la Réunion et à Mayotte pose une question fondamentale sur la valeur accordée à la vie animale et sur l’engagement de la société à protéger les êtres les plus vulnérables. Ce collectif appelle à une réaction immédiate et significative pour mettre fin à cette horreur et instaurer un respect durable pour la vie animale.

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